Blog Archives -    Les carnets de Louis
 
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La capacité de mémoire de l’un de mes cockers m’a toujours étonné. La dernière sortie de la journée était vers 22 heures dans le jardin, qui est assez grand.
Karnak avait presque en permanence un jouet dans la gueule, et cela toute sa vie durant. Lorsque je rappelais les chiens, où qu’il se trouvait, Karnak posait son jouet et accourait dans la maison. Le lendemain, lors de la première sortie, il se précipitait là où il avait laissé son jouet la veille, sans jamais se tromper, ce qui démontrait son excellente mémoire.
J’ai aussi eu un coup de cœur pour un Setter irlandais femelle, que j’ai toujours. Peu de temps après son arrivée, elle s’est mise à ouvrir les portes d’un coup de patte. Je n’avais évidemment pas eu ce genre de problème avec mes cockers !
Je pensais résoudre la question en mettant les poignées en position verticale. J’ai donc démonté une poignée pour en modifier l’orientation. Cela m’a pris une bonne demi-heure. Mais en moins de trois minutes, mon Setter a trouvé la combine pour ouvrir la porte d’un coup de museau ! J’ai quand même eu le dernier mot en remplaçant les poignées par des boules…

 
J'ai vu hier l'affiche de la venue du Cirque KNIE à Lausanne.
Pendant toute mon enfance, c'était le rendez-vous incontournable de l'automne. Nous allions en famille voir le spectacle, et aussi la ménagerie, qui était plus fournie qu'aujourd'hui. Le chapiteau était sur la place de la Riponne avec une partie de la ménagerie, le reste étant à la place du Tunnel.
Une année (ce devait être peu avant 1950), il y avait un "village" de pygmées à la place du Tunnel. Ces pauvres hères s'exhibaient et se trémoussaient au milieu des animaux (j'allais presque dire "au milieu des autres animaux"...).
Je n'avais guère conscience, à l'époque, de l'indécence d'une telle exhibition. Il n'y avait pas encore les documentaires télévisés et ce spectacle suscitait un grand intérêt.
 
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Il y a quelques jours, c’était la rentrée des classes dans notre canton. Cela m’a rappelé que j’ai été enseignant pendant quelques semaines. A plusieurs reprises,
entre 1965 et 1970, j’ai remplacé l’instituteur de mon village,
Villars-le-Terroir, pendant qu’il était au service militaire.

La première fois, j’étais un peu anxieux. C’était une classe à plusieurs niveaux entre lesquels il fallait jongler. Je m’étais préparé avec l’aide de celui que j’allais remplacer. Mais comment allait se passer la discipline avec une vingtaine de garnements, filles et garçons, entre 11 et 15 ans ?

Le premier matin, j’étais dans la classe une heure avant les leçons. J’ai eu alors la visite d’une dame, institutrice à la retraite, qui venait m’encourager. Pour la discipline, c’est simple, m’a-t-elle dit :
« Vous repérez celui qui est la forte tête de la classe, vous le provoquez un peu jusqu’à ce qu’il réponde. Et alors là vous lui flanquez une baffe retentissante. Vous aurez la paix pendant plusieurs semaines. »

Vous vous demandez si j’ai suivi son conseil, mais je ne vous le dirai pas. Sachez cependant qu’après deux jours je n’avais plus mal au poignet !

Dans le même registre, j’avais donné comme punition à un perturbateur un texte à copier. J’ai eu la visite de son père furieux. « J’ai besoin du gamin pour les travaux agricoles et il n’a pas le temps de faire de longues punitions. S’il se comporte mal, vous n’avez qu’à lui donner une gifle ! » Les temps ont bien changé…

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C'était une classe dans ce style