All Categories -    Les carnets de Louis
 
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Hier matin, j'avais trois rendez-vous.

Je suis allé d'abord chez mon médecin

Pour qu'il m'ausculte, j'ai dû enlever ma chemise.

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Ensuite, je suis allé chez le coiffeur.

Bien entendu, j'ai dû enlever mon chapeau.

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Enfin, je suis passé chez la podologue et j'ai dû enlever mes chaussettes.

Heureusement, je n'avais pas de rendez-vous chez l'urologue !
 
Je n’ai pas alimenté ce blog depuis longtemps. Serai-je plus prolifique en 2014 ? On verra.

Pas moyen d’oublier que c’est Noël. La radio, la télé et surtout les commerçants se chargent de nous le rappeler. Alors quelques souvenirs remontent à la surface.

Mes parents ne préparaient le sapin que le 24 décembre. C’était d’ailleurs plus prudent, car il ne fallait pas risquer d’avoir un arbre trop sec au moment d’allumer les bougies (on n’avait pas alors de bougies électriques). Avant le coucher des enfants, on déposait une carotte pour l’âne du Père Noël au pied du fourneau à bois, car on n’avait pas de cheminée ouverte.

Dans mon enfance, en fait, il n’y avait pas de « Père Noël ». Ce personnage était nommé à l’époque le « Bon’Enfant ». Je ne sais pas si c’était une appellation locale qui aurait disparu depuis lors.

Le matin du 25, la carotte avait disparu, preuve du passage du Bon’Enfant et de sa monture, et on trouvait les cadeaux au pied du sapin. Il y avait des objets utiles ou des vêtements, mais aussi des friandises et quelques jouets.

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Parmi les jouets dont je me souviens, il y a eu une petite voiture Schuko, plus ancienne et celle qu’on voit sur l’image, mais qui avait le même mécanisme qui permettait de la piloter. Un cadeau qui a été complété plusieurs années de suite, c’est un carton de Meccano qui m’a occupé de longues heures à faire des constructions plus ou moins réussies.

Un jouet qu’à ma grande déception je n’ai jamais reçu, c’est un train électrique. Je l’espérais chaque année, mais il n’est jamais venu. Devenu adulte, j’en ai fait le reproche à mes parents, mais c’était par plaisanterie. Un peu de frustration pendant l’enfance fait aussi partie des expériences nécessaires. On semble l’avoir oublié depuis lors.

Mes parents se faisaient aussi réciproquement des cadeaux. Mon père estimait que ceux qu’il recevait était une dépense inutile et il le disait à haute voix. Alors ma mère lui a acheté une cravate qu’elle subtilisait au lendemain de Noël pour la réutiliser l’année suivante. Mon père n’était pas dupe et cela lui convenait parfaitement.

Mon père est né en Suisse et y a toujours habité. Mais ses parents étaient des immigrés du Wurtemberg. Il n’a acquis la nationalité suisse qu’après l’âge de 20 ans. Il a toujours gardé des contacts avec la communauté allemande de Lausanne. Celle-ci organisait chaque année une fête de Noël. On chantait en cœur moult « Sti-ile Nacht, heilige Nacht… » et « Oh Tannenbaum… ». Chaque enfant présent, à tour de rôle, devait se présenter devant le Père Noël pour chanter une chanson ou réciter un poème. Heureusement l’assemblée était bilingue et je récitais en français. En récompense, on recevait un sachet contenant une ou deux oranges, beaucoup de cacahuètes et quelques chocolats.

Dans les premières années de mon âge adulte, ayant déménagé à Villars-le-Terroir, village catholique du Gros-de-Vaud, j’ai assisté régulièrement à la Messe de Minuit. Je suivais en cela le précepte d’un vieil homme qui avait mon estime et ma confiance. Il m’avait dit que la pratique engendre la foi, tout comme la fonction crée l’organe. Mais, à la longue, cela n’a pas marché et je suis maintenant un parfait mécréant. Mais la magie de Noël remue toujours quelque chose en moi.
 
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Hier, devant la gare d'Yverdon, j'ai vu arriver une jeune femme avec une poussette et un chien qui portait des lunettes de soleil. Je l'ai abordée en lui demandant si c'était une nouvelle mode.
Pas du tout ! Ce chien perdait progressivement la vue et c'est un vétérinaire qui lui a recommandé de lui mettre des lunettes de soleil. Cela n'a pas été facile les trois premiers jours, mais le brave toutou s'y est habitué. Depuis lors, il a récupéré 60% de son acuité visuelle !

 
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Elle n'a pas attendu la fin du monde. Zana, notre Setter irlandais nous a quitté ce matin.
Samedi, tout allait bien. Elle était simplement encore un peu plus câline que d'habitude (une prémonition?). Dimanche, elle n'était visiblement pas en forme et cela a empiré au cours de la journée.
Conduite chez le vétérinaire ce lundi matin, il l'a gardée en observation. Verdict vers midi : à moins d'une grosse opération très risquée qui l'aurait laissée diminuée, pas d'espoir. Nous avons choisi de ne pas la faire souffrir.
Elle nous a donné beaucoup de joie. Elle adorait les bébés cockers quand nous avions une portée. Elle a maintenant rejoint les nombreux chiens qui nous ont déjà quittés et qui nous attendent sans doute.

 
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Après avoir vendu la propriété familiale à Lausanne et acheté la maison que j'occupe actuellement à Villars-le-Terroir, mon père a décidé d'acheter une jolie voiture pour la famille. Le choix s'est porté sur une BMW 1500 de couleur crème. En fait, c'est moi qui conduisais le plus souvent cette voiture.
Je faisais alors mes études de droit à l'Université de Neuchâtel et j'avais un studio à Colombier. Je rentrais chaque week-end dans la famille. Le lundi matin, de très bonne heure, je retournais à mon studio pour prendre mes affaires afin d'être à 8 heures au cours.
Il y a près de 50 km entre Villars-le-Terroir et Colombier. Je faisais régulièrement le trajet en à peine plus de 30 minutes. Il n'y avait pas d'autoroute à l'époque et il fallait traverser Yverdon et les villages du bord du lac. En dehors des localités, le compteur indiquait le plus souvent 150 km/h. Ah, l'insouciance de la jeunesse !

 
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Les bébés nés mi-septembre ont maintenant rejoint leurs familles respectives, dont ils vont faire la joie.
Ce sont des cockers de couleur "zibeline", ce qui est assez rare.

Je n'ai pas alimenté mon blog depuis plusieurs semaines, en raison d'une opération de l'épaule. Il m'était difficile, voire douloureux, de pianoter sur mon clavier. Cela s'améliore lentement.
Merci à ceux qui ont périodiquement consulté mes pages pour voir s'il y avait du nouveau.
Promis, je vais m'y remettre avec plus de régularité.
 
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La capacité de mémoire de l’un de mes cockers m’a toujours étonné. La dernière sortie de la journée était vers 22 heures dans le jardin, qui est assez grand.
Karnak avait presque en permanence un jouet dans la gueule, et cela toute sa vie durant. Lorsque je rappelais les chiens, où qu’il se trouvait, Karnak posait son jouet et accourait dans la maison. Le lendemain, lors de la première sortie, il se précipitait là où il avait laissé son jouet la veille, sans jamais se tromper, ce qui démontrait son excellente mémoire.
J’ai aussi eu un coup de cœur pour un Setter irlandais femelle, que j’ai toujours. Peu de temps après son arrivée, elle s’est mise à ouvrir les portes d’un coup de patte. Je n’avais évidemment pas eu ce genre de problème avec mes cockers !
Je pensais résoudre la question en mettant les poignées en position verticale. J’ai donc démonté une poignée pour en modifier l’orientation. Cela m’a pris une bonne demi-heure. Mais en moins de trois minutes, mon Setter a trouvé la combine pour ouvrir la porte d’un coup de museau ! J’ai quand même eu le dernier mot en remplaçant les poignées par des boules…

 
J'ai vu hier l'affiche de la venue du Cirque KNIE à Lausanne.
Pendant toute mon enfance, c'était le rendez-vous incontournable de l'automne. Nous allions en famille voir le spectacle, et aussi la ménagerie, qui était plus fournie qu'aujourd'hui. Le chapiteau était sur la place de la Riponne avec une partie de la ménagerie, le reste étant à la place du Tunnel.
Une année (ce devait être peu avant 1950), il y avait un "village" de pygmées à la place du Tunnel. Ces pauvres hères s'exhibaient et se trémoussaient au milieu des animaux (j'allais presque dire "au milieu des autres animaux"...).
Je n'avais guère conscience, à l'époque, de l'indécence d'une telle exhibition. Il n'y avait pas encore les documentaires télévisés et ce spectacle suscitait un grand intérêt.
 
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Il y a quelques jours, c’était la rentrée des classes dans notre canton. Cela m’a rappelé que j’ai été enseignant pendant quelques semaines. A plusieurs reprises,
entre 1965 et 1970, j’ai remplacé l’instituteur de mon village,
Villars-le-Terroir, pendant qu’il était au service militaire.

La première fois, j’étais un peu anxieux. C’était une classe à plusieurs niveaux entre lesquels il fallait jongler. Je m’étais préparé avec l’aide de celui que j’allais remplacer. Mais comment allait se passer la discipline avec une vingtaine de garnements, filles et garçons, entre 11 et 15 ans ?

Le premier matin, j’étais dans la classe une heure avant les leçons. J’ai eu alors la visite d’une dame, institutrice à la retraite, qui venait m’encourager. Pour la discipline, c’est simple, m’a-t-elle dit :
« Vous repérez celui qui est la forte tête de la classe, vous le provoquez un peu jusqu’à ce qu’il réponde. Et alors là vous lui flanquez une baffe retentissante. Vous aurez la paix pendant plusieurs semaines. »

Vous vous demandez si j’ai suivi son conseil, mais je ne vous le dirai pas. Sachez cependant qu’après deux jours je n’avais plus mal au poignet !

Dans le même registre, j’avais donné comme punition à un perturbateur un texte à copier. J’ai eu la visite de son père furieux. « J’ai besoin du gamin pour les travaux agricoles et il n’a pas le temps de faire de longues punitions. S’il se comporte mal, vous n’avez qu’à lui donner une gifle ! » Les temps ont bien changé…

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C'était une classe dans ce style
 
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Les jeux olympiques sont terminés. Vont commencer les jeux paralympiques. Les valides peuvent se reposer alors que les handicapés se préparent. Mais un seul participera aux deux séries d’épreuves, c’est Oscar Pistorius, amputé des deux jambes qui court sur des lames de carbone. Son nom, en latin, ne veut pas dire « l’homme des pistes », mais prosaïquement « boulanger ».
Il mérite notre respect : pour arriver à ce niveau, il a dû travailler d’arrache-pied.