Lascaux -    Les carnets de Louis
 
Le Festival de Cannes vient de commencer. La télévision nous a montré la foule massée à proximité, certains juchés sur des échelles dans l'espoir d'apercevoir leurs idoles. Quel est l’intérêt de voir de loin des gens qu’on a déjà vu cent fois de près sur un écran et même maintenant en relief ? C’est que l’image, même parfaite, ne procure pas la même émotion que la réalité.

Cela m’a rappelé qu’en 1961, faisant un périple en France avec trois amis, nous avons campé aux Eyzies, dans la vallée de la Vézère en Dordogne. C’est au centre d’une exceptionnelle concentration de sites préhistoriques. Nous avions décidé de
visiter dans les environs toutes les grottes et abris sous roche ouverts au public, en gardant Lascaux pour la fin. Cela nous a pris quelques jours.
Je me souviens que, pour un site dont j’ai oublié le nom, il fallait s’annoncer à la ferme d’à côté et donner quelques sous. Une vieille dame venait nous ouvrir la porte de la grotte, allumait une lampe à acétylène et nous accompagnait pour une visite
commentée.
Nous visitâmes enfin Lascaux. Là, ce fut le choc. Lascaux mérite bien son surnom de « Sixtine de la préhistoire ».
C’était quelques mois avant la fermeture au public. Depuis lors, une réplique à l’identique permet aux visiteurs d’admirer ce qu’il y a sous terre à quelques centaines de mètres. On y voit exactement les peintures de la grotte originale, mais la magie n’y est pas.
Se dire qu’il y a 18'000 ans un humain se trouvait au même endroit que vous et qu’il y a peint ces merveilles, c’est une émotion à nulle autre pareille.

Pour une visite en vidéo : 
http://www.youtube.com/watch?v=Km-jq80ekt0&feature=related



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