Le Festival de Cannes vient de commencer. La télévision nous a montré la foule massée à proximité, certains juchés sur des échelles dans l'espoir d'apercevoir leurs idoles. Quel est l’intérêt de voir de loin des gens qu’on a déjà vu cent fois de près sur un écran et même maintenant en relief ? C’est que l’image, même parfaite, ne procure pas la même émotion que la réalité.

Cela m’a rappelé qu’en 1961, faisant un périple en France avec trois amis, nous avons campé aux Eyzies, dans la vallée de la Vézère en Dordogne. C’est au centre d’une exceptionnelle concentration de sites préhistoriques. Nous avions décidé de
visiter dans les environs toutes les grottes et abris sous roche ouverts au public, en gardant Lascaux pour la fin. Cela nous a pris quelques jours.
Je me souviens que, pour un site dont j’ai oublié le nom, il fallait s’annoncer à la ferme d’à côté et donner quelques sous. Une vieille dame venait nous ouvrir la porte de la grotte, allumait une lampe à acétylène et nous accompagnait pour une visite
commentée.
Nous visitâmes enfin Lascaux. Là, ce fut le choc. Lascaux mérite bien son surnom de « Sixtine de la préhistoire ».
C’était quelques mois avant la fermeture au public. Depuis lors, une réplique à l’identique permet aux visiteurs d’admirer ce qu’il y a sous terre à quelques centaines de mètres. On y voit exactement les peintures de la grotte originale, mais la magie n’y est pas.
Se dire qu’il y a 18'000 ans un humain se trouvait au même endroit que vous et qu’il y a peint ces merveilles, c’est une émotion à nulle autre pareille.

Pour une visite en vidéo : 
http://www.youtube.com/watch?v=Km-jq80ekt0&feature=related
 
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Les récentes déclarations du Président Obama sur le mariage entre gens du même sexe ont réveillé de vieux réflexes homophobes, se basant souvent sur une certaine interprétation de la Bible.

Lors d’une de ses émissions, une célèbre animatrice radio états-unienne fit remarquer que l’homosexualité est une perversion. “C’est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : “Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination”. La Bible le dit. Un point c’est tout”, affirma-t-elle.
 
Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait :
 
“Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de
Dieu. J’apprends beaucoup à l’écoute de votre programme et j’essaie d’en faire profiter tout le monde. Mais j’aurais besoin de conseils quant à d’autres lois bibliques.
 
Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c’est indiqué dans le livre de l’Exode, chapitre 21, verset 7.
A votre avis, quel serait le meilleur prix ?
 
Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu’ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains, mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas  posséder des esclaves canadiens ?
 
J’ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L’Exode, chapitre 35, verset 2, dit clairement qu’il doit être condamné à mort. Je suis obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d’une quelconque manière ?
 
Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu’on ne peut pas s’approcher de l’autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J’ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?
 
Un de mes amis pense que même si c’est abominable de manger des fruits de mer (Lévitique 11:10), l’homosexualité est encore plus abominable. Je ne suis pas d’accord. Pouvez-vous régler notre
différend ?
 
La plupart de mes amis de sexe masculin se font couper les cheveux, y compris autour des tempes, alors que c’est expressément interdit par Le Lévitique (19:27). Comment doivent-ils mourir ?
 
Je sais que l’on ne me permet aucun contact avec une femme tant qu’elle est dans sa période de règles (Levitique. 15:19-24). Le problème est : comment le dire ? J’ai essayé de demander, mais la plupart des femmes s’en offusquent…
 
Quand je brûle un taureau sur l’autel du sacrifice, je sais que l’odeur qui se dégage est apaisante pour le Seigneur (Levitique. 1:9). Le problème, c’est mes voisins : ils trouvent que cette odeur n’est pas apaisante pour eux. Dois-je les châtier en les frappant ?
 
Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture
différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d’aller jusqu’au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, versets 10 à 16 ? On ne
pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d’une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu’il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ?
 
Je sais que vous avez étudié à fond tous ces cas, aussi ai-je confiance en votre aide.
 
Merci encore de nous rappeler que la loi de Dieu est éternelle et inaltérable.
 
Votre disciple dévoué et fan admiratif.”
 
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Nettoyage après le débat
Lorsqu'on voit côte à côte le Président élu de la République Française et le Président sortant, on voit que le premier est grave et l'autre souriant.

Nicolas Sarkozy est probablement soulagé d'avoir pu refiler la patate chaude à son successeur.
François Hollande sera bien obligé de choisir entre la rigueur et la débacle en reniant la plupart de ses belles promesses.
Un homme de gauche aura peut-être plus de chance pour faire passer les réformes nécessaires, quitte à faire grincer des dents les gens de son clan, qui n'auraient pas hésité à mettre le pays à feu et à sang contre un président de droite qui oserait l'austérité.

 
La promeneuse de Baxxter va passer devant les juges.

Les faits incriminés remontent au 9 décembre 2009 à Préverenges. Le Pitbull a blessé à l’œil un bébé de onze mois assis dans sa poussette. On devrait plutôt dire qu'il a égratigné, car s'il avait vraiment voulu faire du mal, les dégâts auraient été bien plus importants. L’animal était promené en compagnie d’autres chiens par une personne dépassée par les événements. La promeneuse mérite certainement une réprimande. 

Dans un premier temps, la conseillère d’État Jacqueline de Quattro avait décidé de faire euthanasier Baxxter. Mais le Tribunal cantonal avait annulé la mesure,  considérant que l’animal n’était pas agressif, suivant en cela l'opinion unanime
des comportementalistes qui avaient examiné le chien.

Néanmoins, Baxxter a été incarcéré pendant de longs mois, pour satisfaire la vindicte de la populace (et de certains électeurs).

Depuis le mois d’août dernier, le molosse a trouvé une nouvelle famille aux États-Unis. Il y a été adopté par une personne d’origine suisse. Il y mènera une vie de bon chien de famille, comme c'est le cas de nombreux Pitbulls dans ce pays, tel
celui que j'ai photographié au Westlake Park, au centre de
Seattle.


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Pitbull à Seattle
En Amérique, ces chiens sont aussi utilisé comme chiens de catastrophe, notamment après le drame du 11 septembre. Les Pitbulls ont sauvé plus de vies qu'ils n'en ont abrégées !
 
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Citadelle de Besançon
Il y a quelques dizaines d'années, je faisais régulièrement des escapades à l'étranger pendant le week-end. Une de ces sorties m'a amené à Besançon. Le dimanche, avant de rentrer, je suis allé visiter la citadelle construite par Vauban. On y trouve un petit parc zoologique. A l'époque (ce n'est plus le cas) il y avait deux éléphants, que l'on pouvait approcher suffisamment pour leur caresser la trompe.
L'un de ces éléphants était un adulte, l'autre nettement plus petit. Le zoo vendait des friandises que l'on pouvait leur donner. J'en ai donc acheté un sachet et commencé la distribution.

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Eléphant que j'ai photographié au zoo de Barcelone
Le plus gros animal raflait systématiquement tout ce que je leur tendais. L'autre était sans défenses (enfin presque: elles étaient toute petites). Voulant que le petit ait quand même quelque chose, j'ai écarté la trompe du plus grand. Cela ne lui a pas plu. Il m'a envoyé une baffe du bout de son appendice nasal.
Il devait être très enrhumé, car j'avais la figure couverte d'une substance gluante, que j'ai essuyée sous les quolibets des personnes
présentes.
 
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Ce ne fut pas ma voiture, mais celle de mon père. Je la mentionne car j'ai eu souvent à la conduire.
Cette marque aujourd'hui disparue faisait partie du groupe "Auto-Union", appelé actuellement Audi.
Cette voiture était assez pétaradante, avec son moteur à deux temps et trois cylindres. Pour faire le plein, il fallait d'abord mettre de l'huile, puis la quantité exacte d'essence.
Elle avait encore la particularité d'avoir une roue libre enclenchable, qui supprimait le frein moteur. Dans les descentes, elle continuait sur sa lancée alors que le moteur tournait au ralenti. Ce dispositif, censé économiser du carburant, est maintenant interdit.

 
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Après l'échec de la remise en route de la Morris 1935, mon père m'a offert une Opel Rekord décapotable d'occasion. C'est à son volant que j'ai pu faire après mon baccalauréat un périple d'un mois à travers la France avec trois copains.
Je l'ai gardée quelques années. Ce fut la voiture de mes vingt ans. Heureusement qu'elle n'a pas pu raconter toutes mes frasques...

 
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Ce fut la voiture de ma prime enfance. Le plancher était en bois croisé. Il n'y avait pas de chauffage. Il y avait bien une sorte de climatisation : on pouvait ouvrir un déflecteur qui déviait l'air extérieur au niveau des mollets. Pas de clignotant, mais des "signofiles"; la commande faisait jaillir de son logement une flèche rouge éclairée qui se rabattait ensuite.
Mon père a parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres avec cet engin. Il est resté ensuite fidèle à la marque avec une Morris Minor.
J'ai eu le plaisir de conduire cette antiquité une seule fois. Pour fêter mon baccalauréat, mon père avait pensé faire réviser la vieille Morris qui était restée au fond d'un garage, afin que je puisse faire à son volant un voyage en France. Après les travaux, je l'ai conduite au Service des automobiles. Mais elle a été recalée à cause d'un système de freinage qui n'était plus conforme.
Le garagiste qui l'avait retapée a proposé de la prendre pour le prix de son travail. Il a fait avec elle quelques sorties de "oldtimers".

 

Au royaume des aveugles...

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Dans le hall d'entrée de la National Gallery à Londres, j'ai remarqué un avis mentionnant que les chiens y sont interdits, à l'exception toutefois des chiens d'aveugles.
Je pense que ce sont les chiens qui admirent les tableaux...

 

La consigne, c'est la consigne !

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White Swan Guangzhou
Vers la fin d'un grand voyage en Chine en 1988, nous logions à l'Hôtel du Cygne Blanc à Canton. Situé sur le bord de la Rivière des Perles, son hall immense est agrémenté d'un jardin avec une cascade.
Les Chinois peuvent le visiter, à condition d'être vêtus correctement. Il faut dire qu'en été ils ont souvent l'habitude de retrousser leur pantalon et leur chemise pour aérer leurs mollets
et leur ventre. A l'entrée de l'hôtel, un policier vérifie que les visiteurs ont une tenue correcte.
Alors que nous sortions, un Suédois rentrait en short d'un tour en ville. Le cerbère de faction lui a interdit l'entrée. Il eut beau montrer son passeport et sa clé de chambre, rien n'y fit. Il a dû confier sa clé à une tierce personne, qui est allée lui chercher un pantalon, qu'il a revêtu sur la rue avant de regagner sa chambre.